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Des caissières soulagées de ne plus toucher d’argent

(février 2008) « Il faut rendre moins fastidieux le métier de caissière. » Pour Alain Diserbeau, patron du Super U d’Herbignac, en Loire-Atlantique, la revalorisation de cette profession est devenue une priorité. Depuis juin 2007, son point de vente de 3 400 m2 sert de site expérimental au nouveau système de cash management mis au point par Wincor Nixdorf. Résultat : les 50 hôtesses de caisse du magasin (80 si l’on ajoute les saisonniers l’été) ne traitent plus les règlements en espèces. Les clients passent eux-mêmes les billets et les pièces dans un automate qui se charge de rendre la monnaie.

Sans avantages réels pour les clients, la gestion automatisée des espèces vise avant tout à améliorer les conditions de travail des caissières. « Le cash management est un outil social pour lutter contre le stress des hôtesses, insiste Alain Diserbeau. Au printemps 2007, nous avons mené un questionnaire sur leurs conditions de travail. Il ressortait que 90 % de leurs craintes provenaient de la gestion des règlements en espèces. »

20 % du chiffre d’affaires

Ce type de paiement ne concerne pourtant qu’un tiers des passages en caisses et moins de 20 % du chiffre d’affaires. « Au fil des années, on n’a fait qu’ajouter de nouvelles tâches aux caissières, renchérit l’associé U. En plus de scanner la marchandise et de gérer l’encaissement, elles doivent s’occuper des cartes de fidélité et des bons de réduction immédiate. »

Plus disponibles pour le client, les hôtesses du Super U d’Herbignac ne se préoccupent pas des fonds de caisse. Or, entre la mise en place et le comptage souvent laborieux en fin de journée, l’opération dure en moyenne 23 minutes. Autre avantage : les tiroirs de caisse volants ont disparu. Désormais, les caissières ne sont plus responsables de leur fonds. Un coffre est dédié à chaque ligne de caisse. « Auparavant, on devait préparer une cinquantaine de tiroirs avec 136 euros dans chacun d’eux tandis qu’aujourd’hui on stocke 600 euros par coffre », indique la chef de caisse du magasin.

Reste que la réduction du temps passé à manipuler les espèces ne suffira pas à amortir l’investissement initial. Chaque caisse est en effet équipée de deux automates – l’un pour la monnaie, l’autre pour les billets – à 10 000 € pièce. Pour équiper l’ensemble de ses vingt lignes d’encaissement, le Super U d’Herbignac a dû dépenser la bagatelle de 400 000 € HT. Un coût qui freine l’extension du système à d’autres magasins du groupement.

« Il s’agit d’un prototype, tempère Philippe Dauphin, directeur général de Wincor Nixdorf. Le développement à plus grande échelle de l’encaissement automatisé des espèces devrait réduire les coûts. » En attendant, le Super U d’Alain Diserbeau est encore la seule grande surface alimentaire française à disposer de ce système d’encaissement. Un privilège qu’entendent bien conserver les caissières du magasin d’Herbignac.

Benoît Moreau
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