ÉQUIPEMENT COMMERCIAL
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Evolutel, la “caisse intelligente” des Leclerc

(octobre 2007) Gagner en productivité. Le cahier des charges fixé par les adhérents Leclerc à Infomil, la filiale informatique du Mouvement, est clair : oui à l’investissement mais sous réserve qu’il soit rentable ! La logique vaut en particulier pour la ligne de caisses, poste coûteux mais pas franchement vecteur de différenciation commerciale…

Encore que. La fluidité aux caisses est une des clés de la fidélité. Et en l’occurrence, le passage des caisses mécaniques à un environnement graphique-tactile a permis aux Leclerc qui l’ont adopté (85 % du parc depuis la première version en 2003) de gagner 5 à 10 % sur le temps de passage d’un chariot. Ce qui se traduit par moins d’attente… ou moins de personnel selon les choix des adhérents.

Depuis sa création, Evolutel se veut donc d’abord un outil pensé pour le terrain et ses évolutions sont dictées par les attentes des points de vente. « Le système a été conçu avec l’idée d’automatiser les tâches répétitives qui font perdre du temps inutilement à l’hôtesse de caisse, voire aux superviseurs », résume Olivier Kieny, directeur commercial d’Infomil. Outre le gain de productivité qu’elle engendre, la technologie graphique-tactile offre un confort de travail très supérieur aux caissières. Plus besoin de mémoriser des procédures complexes et des listes de code-article, par exemple. Plus besoin, non plus, de décrocher son téléphone pour réclamer une pause ou faire annuler une erreur. Un « clic » suffit. « Le besoin en formation pour les nouvelles caissières en devient très réduit. Quand elle ne sait pas faire une opération, l’hôtesse n’a plus qu’à se laisser guider par le système qui est très ergonomique », se réjouit cette chef de caisses. L’enjeu est considérable dans un métier où le turn-over l’est tout autant !

Les derniers modules optionnels développés par Infomil depuis 2006 mettent également l’accent sur la sécurité, autre attente forte du terrain. Pour moins de 600 euros, chaque caisse peut être équipée de deux caméras. L’une offre l’assurance à la caissière que les chariots de ses clients sont bien vides, grâce à un retour direct et permanent sur son écran. L’autre filme l’intégralité de ses propres mouvements, les images étant stockées sur le disque dur de sa caisse et consultables à distance à tout moment par un superviseur. L’assurance de dissuader les salariés indélicats et de démasquer facilement les fraudeurs de tous poils…

Les « plus » inédits du système de caisses Evolutel d’Infomil

La vidéo chariot

Dès l’encaissement d’un chariot terminé, l’écran de l’hôtesse affiche automatiquement en mode majeur l’image de la caméra chariot (rond rouge sur la photo). Equipée d’un très grand angle, elle permet à la caissière de s’assurer que le chariot du client est bien vide, tout en le saluant. Dès que l’encaissement débute, l’image issue de la caméra chariot reste affichée sur l’écran mais en mode mineur, en bas à gauche. Instantanées, ces images ne sont pas stockées. Coût de ce module spécifique : 250 euros par caisse, installation comprise.

La messagerie

Besoin de monnaie ? D’un simple « clic » sur son écran, la caissière peut la réclamer via la messagerie. Tous les besoins nécessitant traditionnellement l’usage du téléphone (demande de pause, appel d’un agent de sécurité, du service de nettoyage ou d’un roller, demande de validation d’une grosse coupure, etc.) peuvent ainsi être paramétrés dans une bibliothèque, personnalisable par le magasin. C’est autant de temps gagné au niveau de la caisse mais aussi pour le superviseur (lequel peut, bien sûr également, prendre la main sur la caisse à distance en cas de problème ou d’erreur). La messagerie fonctionne aussi par voie descendante. La chef de caisse peut ainsi alerter en instantané toute la ligne d’un problème particulier (erreur de prix, faux bons d’achat en circulation, etc.), ou lancer un « appel à candidature » pour travailler un jour férié, à titre d’exemple.

La vidéo superviseur

C’est l’application « vedette », en place depuis début 2007, après de longs développements techniques. Le principe : une caméra grand angle filme les gestes de la caissière et le passage des produits devant le lecteur de code-barres. Le tout est enregistré sur le disque dur de la caisse. En cas de réclamation, d’erreur ou de fraude, le superviseur peut instantanément visionner le film de n’importe quelle caisse depuis son poste. Sur son écran de contrôle apparaissent la vidéo et de façon synchronisée le déroulé de la liste des articles scannés (photo). Ainsi, si le superviseur clique sur l’un d’entre eux, le film se cale automatiquement sur la séquence vidéo correspondante. Puissant… et surtout dissuasif pour les caissières indélicates qui pratiqueraient les chariots de complaisance. Car le film permet de voir en quelques secondes si les articles ont bien été scannés et, plus subtil, si le gencod correspond bien au type d’article (certaines fraudes consistant pour la caissière à se coller le gencod d’un article de faible valeur sous le poignet !). Coût de l’équipement : 300 euros par caisse.

Le scanner pour pièces d’identité

Un mini-scanner est installé à proximité du périphérique de remplissage des chèques. L’hôtesse n’a plus besoin de saisir le numéro de la pièce d’identité, celle-ci est scannée le temps que le chèque soit rempli. Gain de temps estimé : 14 secondes à chaque fois. Cette option d’Evolutel intéresse particulièrement les magasins ruraux où les chèques peuvent représenter jusqu’à 30 % des transactions.

Le système lie automatiquement le chèque au scan correspondant. Le tout est stocké, le temps que la validité du chèque soit assurée (le procédé a été validé par la Cnil). Coût du scanner : 300 euros par caisse.

Florent Vacheret
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