ÉQUIPEMENT COMMERCIAL
Manutention
Caisses, prêt à vendre
Le prêt-à-vendre tisse sa toile

Depuis que Carrefour a annoncé sa généralisation début 2007, fournisseurs et consultants ne tarissent plus d’éloges à son sujet. Le prêt-à-vendre est une idée fort simple : il consiste à concevoir l’emballage secondaire – le carton regroupant les UVC – de telle façon qu’il puisse être disposé tel quel en rayon sans « dépoter » la marchandise.

Muni le plus souvent d’une face avant et d’une partie supérieure amovibles, il joue alors le rôle de présentoir. Et permet en théorie de consacrer 20 % de temps en moins à la mise en rayon.

En vigueur depuis toujours chez les hard discounters, le prêt-à-vendre permettrait aux enseignes de soigner leur image prix. De plus, il améliorerait la lisibilité du rayon, pour la plus grande joie des industriels concernés.

Des problèmes concrets à envisager

Dans la pratique, toutefois, les choses ne sont pas aussi simples : la présence de cartons dans les gondoles peut être mal jugée par les consommateurs, qui pestent régulièrement contre les excès d’emballage. Leur élimination devient d’ailleurs une tâche à part entière, à prendre en compte dans le bilan horaire de l’opération.

Le prêt-à-vendre s’accompagne en outre de problèmes nouveaux et spécifiques : les produits sont-ils faciles à extraire par le consommateur ? Laissés en rayon, les cartons vides ne cachent-ils pas les produits disponibles, faisant ainsi croire à une rupture ? Comment ouvrir le carton au beau milieu de l’allée sans faire tomber les produits qu’il contient ? Faut-il le poser par terre ?

Autant de questions qui doivent être discutées en détail avec le personnel. Faute de quoi ils pourraient bien conserver leurs habitudes et dépoter les produits, réduisant ainsi à néant les efforts effectués en amont.

Marc Reidiboym
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