ÉQUIPEMENT COMMERCIAL
Manutention
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Manutention : l’optimisation est loin d’être achevée

Les 100 derniers mètres ! Cette distance qui va des quais de déchargement aux gondoles en passant par les réserves du magasin mobilise toutes les attentions. Les logisticiens sont formels : elle accaparerait à elle seule 40 % des coûts totaux de la chaîne d’approvisionnement. Une véritable mine pour les financiers, qui traquent sans relâche les gisements d’économies potentielles.

Plus encore que les autres, cette étape logistique ultime dépend des hommes : ils sont comparativement plus nombreux qu’en entrepôt, manipulent des quantités inférieures et recourent moins à des procédures préétablies. Optimiser leur quotidien est un travail de longue haleine. Il s’agit non seulement de leur fournir les bons outils, mais aussi d’adopter la bonne organisation et de limiter la pénibilité de leur tâche.

Souplesse sur les quais et dans les réserves

En réserve comme sur les quais de déchargement, la tendance est à la modularité. Les chariots de manutention sont de plus en plus souvent équipés de pneus souples qui leur permettent d’opérer sur tous types de terrains, à l’intérieur comme sur le bitume. Les puissances ont également été revues à la hausse pour leur permettre de franchir les rampes d’accès.

Autre équipement en voie de généralisation : le sas de déchargement pour produits frais. Situé immédiatement après le quai, il permet au transporteur de décharger sa marchandise seul et à l’heure qui lui convient.

Plus besoin d’attendre qu’un employé soit disponible, ni même que le magasin soit ouvert : le chauffeur ouvre le sas réfrigéré au moyen d’un badge, prend le tire-palette préparé à son intention, décharge et referme le local. Les contraintes horaires sont ainsi desserrées et les files d’attente, bêtes noires des chauffeurs comme de leurs employeurs, significativement réduites.

Réduire la pénibilité

La manutention est par nature une activité qui sollicite beaucoup les muscles et le squelette. Jusqu’à lors, cette évidence et les troubles qui l’accompagnent étaient peu pris en compte par les enseignes. Mais les choses pourraient changer dans les années qui viennent.

La fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) a en effet entamé fin 2007 un Tour de France des directeurs de magasin. Région par région, l’organisme présente les résultats d’une enquête menée par des médecins auprès de 5000 salariés de la distribution. Et les recommandations qui vont avec…

La manipulation de charges lourdes, dans des postures souvent inconfortables, est ainsi à l’origine de douleurs au niveau des bras et de la région lombaire. A la longue, elles peuvent devenir chroniques. Des mesures simples permettent le plus souvent d’y remédier. Exemple : mettre des marchepieds à disposition des employés au moment du réassort. D’autres, telle l’adoption de stands moins profonds aux rayons coupe pour améliorer la posture des vendeurs, sont plus coûteuses. Mais l’amélioration des conditions de travail et la diminution de l’absentéisme sont à ce prix.

Marc Reidiboym
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