ÉQUIPEMENT COMMERCIAL
Rayons traditionnels
Meubles réfrigérés
Des meubles frais/froids modulables et économes

Une vitrine réfrigérée, ça doit d’abord être « vendeur ». Cette évidence, les enseignes l’ont semble-t-il constamment à l’esprit depuis une dizaine d’années. Elle implique un accès au produit aussi direct que possible via la réduction ou la suppression pure et simple des obstacles : vitres de séparation, panneaux ou portes.

Elle suppose également de pouvoir facilement changer de « sujet » pour suivre la tendance. Exemples : passer, dans un même meuble, du trad à la fraîche découpe ou du fromage au traiteur. La modularité est donc plus que jamais à l’honneur.

Mais elle ne doit pas faire oublier d’autres nécessités : la réduction des consommations énergétiques et le maintien d’une température ambiante supportable dans les allées.

Un rayon « trad » à géométrie variable

La fraîche découpe est désormais largement répandue en fromage et charcuterie traditionnelle. Mais le service assisté garde ses adeptes. Et les consommateurs pourraient fort bien, à l’avenir, se lasser des portions prédécoupées et réclamer massivement le retour des vendeuses.

Dommage, dans ces conditions, d’opter pour des solutions définitives... Les fabricants proposent des meubles passant indifféremment de la vente assistée au libre-service et inversement. La solution la moins onéreuse consiste à remplacer la vitre de protection frontale par une autre s’arrêtant à mi-hauteur. Charge alors au futur utilisateur de choisir le bon système, qui facilitera les opérations de démontage et de remontage.

Plus ambitieux, certains dispositifs prévoient deux vitres : la première, droite et basse, permet au client de se servir ; la seconde, bombée, interdit l’accès aux produits. Montée sur des bras pivotants, elle se bascule vers l’arrière. On peut donc passer d’un mode de vente à l’autre en quelques minutes, sans démontage. Ou adapter facilement la taille de la zone « fraîche découpe » à la saison, aux opérations ponctuelles, etc.

LS : d’une catégorie à l’autre

Le consommateur est versatile. Une zone de chalandise peut connaître de profondes évolutions. L’innovation est plus ou moins soutenue selon les secteurs ou les années. Trois bonnes raisons d’opter pour des vitrines à large spectre aux rayons LS.

Capables de passer de 0° C à 7° C sans modification, elles hébergent aussi bien de l’ultra-frais que de la charcuterie ou du fromage. Produits d’entrée de gamme mis à part, de telles plages de températures sont aujourd’hui fréquentes. Elles évitent de figer les rayons dans leur configuration initiale et/ou de renouveler le matériel trop souvent.

L’autre solution consiste à adopter des meubles dits à « groupe logé », c’est-à-dire équipés chacun de leur propre centrale de production de froid. Moins onéreuse au départ, elle offre l’avantage de faciliter les changements de configuration.

Pour raccourcir le rayon d’un élément par exemple, il suffit d’ôter la vitrine excédentaire sans revoir l’installation. On peut également placer un meuble n’importe où dans le magasin : un branchement électrique suffit. Dans les faits, les groupes logés se rencontrent surtout au rayon surgelés ou lors d’opérations saisonnières, via la location.

Energie : des économies à moindres frais

La démarche est habituelle en Allemagne, aux Pays-Bas et en Italie. Elle est encore peu répandue en France. Pourtant, les rideaux de protection amovibles sont un moyen simple et peu coûteux d’économiser des kWh. Déployés pendant les heures de fermeture du magasin, ils isolent les vitrines verticales du reste du magasin et limitent donc la production de froid.

Le tissu aluminisé est le plus efficace : il évite à la fois les pertes par convection et par radiation. Il existe même des systèmes automatiques prévus pour déployer les rideaux à une heure donnée. Bilan : une économie d’au moins 25 % sur la facture énergétique pour moins de 200 € d’investissement par mètre linéaire.

Ce chiffre peut être surpassé en surgelés, où une protection permanente – de jour comme de nuit – est possible. Certes, une telle protection n’est guère envisageable avec des meubles verticaux ouverts : on voit mal en effet un rideau se baisser pendant les heures d’ouverture du magasin. Sur les bacs en revanche, il existe des vitres horizontales coulissantes s’adaptant à tous les modèles ou presque. Cette fois, l’économie peut aller jusqu’à 50 %.

Marc Reidiboym
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