ÉQUIPEMENT COMMERCIAL
Rayons traditionnels
Meubles réfrigérés
Le nouveau concept marée de Système U

(février 2008) Le rayon marée du Super U de Tinténiac (35) pourrait être désigné comme un exemple à suivre par les inspecteurs de la DSV ou de la DGCCRF. Ouvert mi-octobre 2007 après un transfert-agrandissement à 2 650 m2, le second magasin d’Yves Petitpas, président de Système U Ouest, a adopté le nouveau concept marée de l’enseigne. L’élément le plus spectaculaire : le remplacement de l’étal classique par un banc réfrigéré équipé de vitres de protection. Les Nouveaux Commerçants sont précurseurs en la matière.

Le courant d’air froid (0 ° à + 2 ° C) balayant l’étal vient buter sur les vitres galbées, générant un flux circulaire. « Le poisson entier et la découpe sont disposés sur des plaques en inox perforées pour permettre à l’exsudat de s’écouler », détaille Erik Le Grand, moniteur produits de la mer chez Système U Ouest.

Température garantie

Techniquement, le rayon peut donc totalement s’affranchir de la glace. « Nous conseillons de maintenir un petit lit de glace, pour rassurer les consommateurs », ajoute toutefois Pierric’k Lech’vien, responsable de l’activité produits de la mer chez Système U. Les vitres sont relevées pour la mise en place du rayon et son nettoyage (le petit banc dédié aux coquillages et crustacés vivants - non réfrigéré - est dépourvu de vitres).

Les avantages de la formule sont nombreux. Sur la plan sanitaire, Système U opte pour une solution plus satisfaisante que le cordon maintenant les clients en retrait. Le meuble réfrigéré garantit une température constante, y compris en surface. « Le poisson ne dessèche pas », ajoute Erik Le Grand.

Ce matériel permet de réduire considérablement les frais liés à la production de glace. « Cela représente 200 tonnes par jour chez Système U », calcule Pierric’k Lech’vien, qui assure que ces économies dépassent le coût de fonctionnement du meuble réfrigéré. « C’est une heure de travail en moins le matin, ajoute Marine Petitpas, la gérante du Super U de Tinténiac. Pour nos employées, c’est beaucoup de pénibilité en moins. »

Une dizaine de magasins

Certes, la formule n’est pas adaptée à la vente par l’avant mais ce n’est pas une technique retenue par les U. On peut aussi noter qu’elle oblige employés et clients à lever les bras pour la remise du sachet mais c’est déjà le cas pour les autres rayons avec service. Testé depuis fin 2006 à l’Hyper U d’Yffiniac (22), le magasin de Franck Médard, chef de file marée national, le concept a fait ses preuves auprès des consommateurs.

Une dizaine de Super U et Hyper U l’ont adopté à l’occasion d’un remodeling ou d’un transfert-agrandissement, essentiellement dans le grand Ouest. « Les Associés sont conquis, se félicite Pierric’k Lech’vien. Nous visons au moins la moitié du parc d’ici quatre ans, en travaillant au cas par cas. »

Frédéric Carluer-Lossouarn
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